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BANKSY

BIOGRAPHIE 


Bien que n’étant ni fondateur ni précurseur de ce mouvement, le roi de la provoc’ Banksy est aujourd’hui la star incontournable du street art. Il est l’un des artistes contemporains les plus connus de notre temps.

Depuis 1993, son œuvre rayonne sur chaque continent. Pochoirs, peintures, sculptures, détournements d’objets urbains ou d’œuvres classiques, installations… Banksy est un artiste polyvalent. Il joue les usurpateurs et les provocateurs. Interpellant les citoyens sur la condition humaine, le tout avec une bonne dose d’humour et de second degré. Finalement, Banksy donne un coup de pied dans la fourmilière artistique contemporaine, assurant à ses pairs qu’il ne sert à rien de trop se prendre au sérieux…


Selon toute vraisemblance, Banksy serait né à Bristol en Grande-Bretagne en 1974. Difficile de sortir du conditionnel car l’artiste a passé sa vie à échapper aux médias afin de garder l’anonymat. Cette ligne de conduite, c’est l’essence même de la scène underground qu’il affectionne. Cela lui permet d’agir de nuit comme de jour, sans jamais être découvert. Ce qui lui vaut quelques coups d’éclats exceptionnels, à la limite de la légalité. En 2004 il fait imprimer des faux billets à l’effigie de Lady Di, remplaçant le Bank of England par Banksy of England, et les disperse lors du carnaval de Notting Hill.

En 2005, il parvient à entrer dans les plus grands musées du monde, au MoMa, au Tate Britain ou au Louvres, pour y afficher ses propres œuvres. Parfois même, certaines resteront exposées plusieurs jours avant la découverte de la supercherie. En 2006, il place au cœur du quartier londonien de Soho une sculpture géante représentant une cabine téléphonique rouge, fendue par une pioche et semblant saigner. La même année, il fait entrer une poupée gonflable vêtue d’un uniforme orange semblable à celui des prisonniers de Guantanamo à Disneyland en Californie. Si ses prises de paroles sont rares, ses méfaits parlent pour lui. Indigné, irrévérencieux, révolutionnaire, Banksy aime provoquer et choquer. Certains se plaisent à penser que Banksy pourrait être une femme, ou carrément un collectif. Car si on ne connaît pas l’identité de l’artiste, les spéculations, elles, vont bon train. Banksy se joue des codes selon lesquels la société voudrait qu’on aime un artiste avant d’aimer son travail. Ici, c’est seulement son œuvre qui compte.

Sur les murs, certaines des œuvres de Banksy dénoncent la privation de liberté, notamment sur le mur de Gaza ou celui de Jérusalem, où il peint des ouvertures, des vues sur la plage, sur les nuages, cette échelle qui atteint le haut du mur ou des enfants qui creusent un trou. Il dénonce également la société de consommation en pointant du doigt des emblèmes phares de l’Amérique consumériste, comme le dessin de cette vietnamienne irradiée au napalm tenant par la main Mickey Mouse et Ronald McDonald. D’autres murs incitent, eux, à garder l’espoir. La plus célèbre étant la Petite fille au ballon. A Bristol, la ville qui s’est approprié Banksy, une exposition importante de son œuvre – plus de 100 pièces – a accueilli plus de 300.000 visiteurs en 2009. Illustrateur de la pochette de l’album de Blur en 2003, Banksy est également réalisateur avec le film « Faîtes le mur », sorti en 2010.


Considéré comme un antimilitariste et anticapitaliste, Banksy tente de se tenir éloigné du système tout en contribuant, malgré lui, à son fonctionnement. En effet, depuis 2012, certaines de ses œuvres au pochoir réalisées sur les murs de Londres sont arrachées à leurs quartiers et vendues aux enchères Outre-Atlantique. John Dolan, artiste de rue sévissant dans le quartier de Shoreditch à Londres, indiquait en août 2013 dans le journal Le Monde que l’affaire de ces vols ressemble à un « Robin des Bois à l’envers, qui prendrait aux pauvres pour donner aux riches ». Ses muraux ont déjà été vendus entre 900.000 et plus d’1,1 million de dollars

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