ARMAN

Né en 1928 à Nice, Armand Fernandez dit « Arman » est un artiste franco-américain, peintre, sculpteur et plasticien, connu pour ses « accumulations ». Ce fut l'un des premiers plasticiens à utiliser les objets manufacturés pour construire ses œuvres d'art.

Image Arman

En 1946, il fait ses études aux Arts décoratifs de Nice (aujourd’hui Villa Arson) puis à l’école du Louvre.

Il rencontre Yves Klein et Claude Pascal à l'école de judo qu'ils fréquentent à Nice en 1947. Avec ces deux amis, il s'intéresse un temps aux philosophies orientales et à la théorie rosicrucienne.

Sa première exposition personnelle a lieu en 1956 à la galerie du Haut Pavé à Paris. Fin 1957, Arman signe ses œuvres de son prénom en hommage à Van Gogh mais sur la couverture d'un catalogue de 1958, suite à une coquille, "Armand" devient "Arman", nom qu'il garde par la suite.

En 1960, il est cofondateur du groupe des Nouveaux Réalistes qui prônent l'utilisation de matériaux de récupération dont font partie: François Dufrêne, Raymond Hains, Martial Raysse, Daniel Spoerri, Jean Tinguely, Jacques Villeglé, César, Mimmo Rotella, Niki de Saint Phalle, Gerard Deschamps et Christo.

Image Arman

Armand introduit des ordures dans ses œuvres: Ses "Poubelles" sont des boîtes transparentes contenant des détritus et des portraits-robots de ses amis élaborés à partir de leurs propres déchets. Il franchit une étape supplémentaire en remplissant d'ordures la galerie Iris Clert à Paris : L'exposition s'intitule "Le Vide et le Plein" (1960).

Arman développe sa carrière à New York, où il réside et travaille la moitié de son temps, en alternance avec sa vie à Nice. Il commence à réaliser des assemblages en 1961. Sa technique consiste à casser / détruire / brûler / tronçonner et assembler ensuite sur toile des objets de la vie quotidienne : Chaise, contrebasse, violon brisé / éclaté / découpé en fines tranches, etc... Intitulés "Colères".

Il accumule et empile des objets sans valeur : Capsules de bouteille, boîtes vitrées, morceaux de plastique transparent, tubes de comprimés, masques à gaz, billets de dollars, crucifix, etc... En 1967, il fait de l'"art-industrie" avec la firme Renault en créant une sculpture constituée d'un ensemble de pièces détachées de voiture figées dans du béton.

Dans les années quatre-vingt, il découpe en tranches des sculptures de bronze. Il fait ériger de gigantesques tours-monuments urbaines en violons, horloges ou voitures (Long Term Parking, Jouy-en-Josas, 1982 ou les Horloges de la gare Saint-Lazare à Paris). Arman investi ainsi les espaces publics de près d'une centaine de villes du monde en réalisant des œuvres monumentales.

 

Dans le début des années quatre-vingt-dix, il constitue des "Collections" et présente des installations de tableautins, de cafetières et d'objets divers.

De son vivant, Arman a également participé à de nombreuses expositions tant personnelles que collectives, et parmi les plus récentes, on compte Arman à la Galerie nationale du Jeu de Paume à Paris en 1998, et Passage à l’acte au MAMAC de Nice en 2001.

 

Aujourd'hui, les œuvres d'Arman sont exposées dans les 90 plus grands musées du monde.

 

Arman meurt en 1967 à Vence.

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Œuvres disponibles à la Galerie

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